Mon pass Navigo, pourtant chargé à l'avance, ne passait pas ce matin ; j'ai donc fait la queue au guichet comme le commun des imprévoyants.
Une fois sur le quai, les portes du métro automatique se sont refermées devant moi, j'ai essayé de les retenir, mais c'est impossible, contrairement aux portes des métros avec chauffeur.
Donc, ruminant ma déconfiture, Antony et ses Johnsons pleurant dans mes écouteurs bluetooth à propos de la disparition des abeilles et de tout ce qui grandit à la campagne, j'ai pu méditer sur mon sort devant les portes vitrées de la ligne 14.
J'ai repensé à ce que disait le commercial d'une SSII dans un roman de Houellebecq : « J’ai l’impression d’être une cuisse de poulet sous cellophane dans un rayon de supermarché ». Mais la cuisse de poulet, elle n'a qu'à se laisser porter ; moi il me faut courir.
La programmation du métro automatique est d'une logique imparable : on ne doit pas pouvoir le retenir pour le bien seul d'un individu. Un accélérateur de particules accélère un groupe de particules, si l'une d'elle reste en rade, il ne peut pas revenir en arrière.
Et donc en tant que particule élémentaire, il a bien fallu que j'attende la rame suivante pour être accéléré.
lundi 30 mars 2009
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EF démarre lentement mais c'est un accélérateur de rire
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